L'État et les colons, la grande ruée sur les terres
La France du XIXe siècle échoue à implanter en Algérie autant de colons qu'en Australie ou aux États-Unis. Mais cela n'empêche pas une dépossession foncière massive des Algériens.
La France du XIXe siècle échoue à implanter en Algérie autant de colons qu'en Australie ou aux États-Unis. Mais cela n'empêche pas une dépossession foncière massive des Algériens.
Grande comme cinq fois la France, deuxième pays d'Afrique en superficie, l'Algérie a hérité de frontières tracées durant la période coloniale puis entérinées deux ans après l'indépendance en 1964.
Au travail, à l'assemblée, dans les quartiers, une véritable ségrégation traverse de part en part la société coloniale algérienne. Majorité numérique, « les musulmans » sont pourtant cantonnés dans une position subalterne.
Il est un drame sur lequel un silence épais continue de peser en Algérie : la terrible guerre civile qui opposa, dans les années 1990, les islamistes et l'armée. On commence cependant à y voir un peu plus clair dans les responsabilités.
Dans la propagande républicaine, la construction d'écoles en Algérie est un argument décisif en faveur de la colonisation. Pourtant, tout au long de l'occupation française, c'est plutôt l'hostilité à l'instruction des indigènes qui l'a emporté.
A la fin du XIXe siècle le Japon, en pleine occidentalisation, acclimate les théories scientifiques raciales. La race lui permet de recycler d’anciennes discriminations, et accompagne l’essor de son impérialisme.
Thierry Michel livre un documentaire poignant sur les massacres en République démocratique du Congo.
Le Salon des arts ménagers a drainé pendant soixante ans, des foules curieuses de nouveauté et parfois d'utopie. Sous l'oeil attentif des politiques et entrepreneurs.
Héritage du XIXe siècle, la racialisation des populations préparait les génocides du XXe.
En 1928 le mot « race » apparaît dans un décret relatif aux enfants métis de l'Indochine. En faisant d'eux des citoyens à part entière, cette « entorse » au droit républicain invite à réfléchir sur le mélange de biologie et de culturel qui fait la « nation française ».
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