Armée

Vauban : soldat du roi et philosophe

Vauban, qui donna à la France de Louis XIV une « frontière de fer » et assura aux armées du roi de nombreuses victoires, était aussi un humaniste soucieux de la prospérité des hommes. Il fut l'un des inventeurs de l'économie politique.

L'armée française était-elle antisémite ?

Des ministres de la Guerre qui se sont succédé tout au long de l'Affaire jusqu'aux plus modestes soldats apposant leur signature au bas du monument Henry, tous en sont persuadés : Dreyfus est coupable. L'antisémitisme a bien fait des ravages dans l'armée française, pourtant fidèle aux valeurs de la république. Comment en est-on arrivé là ?

La conspiration des militaires

Lorsqu'en 1894 une affaire d'espionnage éclate au sein de son ministère, le général Mercier craint pour sa carrière et sa réputation. Il lui faut un coupable. Dès lors, la terrible machine militaire se met en marche, qui, des bureaux de l'état-major jusqu'aux services du conseil de guerre, fera de Dreyfus un traître idéal.

L'armée est-elle de droite ?

Longtemps, l'uniforme n'a pas eu bonne presse dans les salons ultras et les milieux royalistes : le soldat était alors le « jacobin botté », assiégeant des châteaux et démolisseur des cloîtres. En contrepoint, et jusqu'au milieu du xixe siècle, l'idée militaire a été exaltée par la gauche libérale. Peu à peu, cependant, de l'affaire Dreyfus au traumatisme de 1940, du coup d'État du Deux-Décembre à la guerre d'Algérie, l'armée est devenue de droite.

Les blindés africains d'Hannibal

Et si les glaciers des Alpes, qui viennent de livrer aux chercheurs un homme vieux de quatre mille ans, nous restituaient aussi l'un des éléphants d'Afrique perdus par Hannibal ? De cette force armée exceptionnelle, qui fit des ravages dans les armées romaines, il ne reste aujourd'hui pas beaucoup de traces.

La France, la bombe et les Américains

Le général Pierre Gallois a occupé un poste important au sein de l'OTAN, entre 1952 et 1957. Il évoque ici le fonctionnement des instances alliées, la mise au point de la doctrine de dissuasion nucléaire, et le rôle décisif du général de Gaulle.

Plans-reliefs : du bon usage des scandales

Rarement scandale aura eu tant d'effets positifs ! Qui connaissait, avant la levée de boucliers que causa, en 1985, le projet de les transférer à Lille, les plans-reliefs, ces véritables chefs-d'œuvre d'un art en miniature ? Depuis lors, ouvrages, expositions et colloques leur rendent hommage*.

La tragédie des harkis

Après les accords d'Évian de mars 1962, des milliers de harkis ont été massacrés en Algérie. Comment l'armée française a-t-elle pu abandonner à leur sort des hommes qui avaient combattu sous ses ordres ? Pourquoi a-t-elle refusé d'aider et de rapatrier ces musulmans et leurs familles ? « L'Histoire » ouvre le dossier, avec le témoignage du général Buis, à l'époque colonel en Algérie et dont la responsabilité a été récemment mise en cause. Avec le récit anonyme d'un harki, qui avait choisi de servir la France en réaction contre les exactions du FLN. Enfin, avec le commentaire de l'historien Guy Pervillé, pour qui la responsabilité du gouvernement français dans cette tragédie ne fait plus aucun doute.

La France n'avait pas perdu la guerre...

Comment la France a-t-elle pu perdre, en 1962, une guerre presque gagnée en 1960 ? Aux yeux de nombreux militaires, c'est le général de Gaulle qui en porte la lourde responsabilité. Pourtant, lui aussi croyait à la supériorité militaire de la France. Mais il savait que seule une solution politique pouvait régler définitivement le problème algérien.