Armée

Musulmans et pieds-noirs sous les drapeaux (1940-1944)

En novembre 1942, les troupes américaines débarquent en Algérie et au Maroc. L'Afrique du Nord devient la tête de pont des Alliés en direction de l'Europe. La nouvelle armée d'Afrique, mise sur pied avec l'aide américaine et composée d'indigènes et de Pieds-Noirs, a joué un rôle très important dans la libération de la métropole et de l'Europe.

1940, 1958, 1968 : un général face à l'armée

La débâcle de 1940, la fondation de la Ve République dans la guerre d'Algérie, le voyage à Baden-Baden en Mai-68: ces trois moments forts de la confrontation entre de Gaulle et l'Armée révèlent bien des incompréhensions. Car, pour celui que ses camarades surnommaient « le connétable », la défense nationale était d'abord l'affaire du pouvoir politique. Et l'Armée ne devait être que l'instrument de l'État.

Mai 40 : sauve-qui-peut dans les Ardennes !

12 mai 1940: il y a cinquante ans, le dimanche de la Pentecôte, les blindés allemands franchissent la frontière française et foncent sur Sedan. Aucune défense n'est prévue pour arrêter cette offensive dans une région réputée inattaquable... Grâce à des documents et à des témoignages inédits, Maurice Vaïsse reconstitue ici l'exode des Ardennais dans une atmosphère de sauve-qui-peut général.

L'archéologie, ça sert aussi à faire la guerre

Sadam Hussein restaurant les temples de Babylone, Moshé Dayan se transformant en archéologue... A coup sûr, l'archéologie n'est pas neutre. En Irak, en Israël, en Egypte et ailleurs, bien des recherches archéologiques sont menées grâce à l'armée. Or un archéologue ne creuse sans doute jamais la terre sans remuer en même temps des idées et des passions. Parfois même, l'archéologie sert à justifier la guerre.

Les francs-maçons, la république et l'armée

Le 28 octobre 1904 éclate « l'Affaire des fiches » : afin d'épurer l'Armée de la République, le général André, ministre de la Guerre et franc-maçon, a obtenu du Grand-Orient des fiches détaillées de renseignements sur les convictions politiques et religieuses, et la vie privée de la plupart des 27 000 officiers français. Dénoncé dans la presse et à la Chambre, le scandale atteint de plein fouet le gouvernement radical d'Emile Combes, qui tombe en janvier 1905. « L'Affaire des fiches » représente le point culminant de cette guerre des deux France, qui opposa dreyfusards et antidreyfusards, cléricaux et anticléricaux.

Où sont passés nos chars et nos avions ?

Des généraux en retard d'une guerre et trop confiants dans leurs certitudes, une nation moralement démobilisée, des armes démodées et en nombre insuffisant... Les clichés de la débâcle militaire française ont la vie dure. Car il existait aussi des chefs militaires compétents, des soldats courageux qui se sont bel et bien battus, et des chars ou des avions français qui surclassaient les engins allemands. Mais les défaillances de quelques-uns ont suffi à faire perdre la bataille de France.

De Verdun à Vichy : la carrière d'un maréchal

Comment expliquer que la plupart des Français aient fait confiance à Philippe Pétain? Le «maréchalisme de base» se fonde sur la puissance d'un mythe: celui du vainqueur de Verdun, de l'homme providentiel et du père protecteur. Mais le maréchal de France qui, depuis la Grande Guerre, faisait figure de «général républicain» se révèle rapidement sous son vrai jour. Homme du XIXe siècle aux conceptions militaires dépassées, il jette les bases d'un régime personnel et autoritaire.

Français, vouliez-vous résister à Hitler ?

La «drôle de guerre» est une terrible épreuve pour le moral des Français. Au front, ni Maurice Chevalier ni Joséphine Baker ne parviennent à revigorer des troupes hébétées par l'attente. A l'arrière, l'esprit de Munich n'est pas mort et les tentations pacifistes déchirent autant la gauche que la droite. Quant au parti communiste, en vertu du pacte Hitler-Staline, il refuse de cautionner un conflit «impérialiste». Au fond, qui est vraiment décidé à se battre?

Napoléon est-il un génie militaire ?

Aucun chef de guerre n 'a gagné plus de batailles que Napoléon. De Clausewitz, qui le tenait pour le dieu de la guerre, au maréchal Foch, qui reprit la théorie napoléonienne de l'offensive à outrance, tous les experts en art militaire s'accordent à reconnaître le génie de Bonaparte.

La Grande Armée

Le capital de l'Empereur, ce sont ses hommes! Sans eux, pas d'épopée napoléonienne. En dix ans, 2 206 707 conscrits français sont appelés sous les drapeaux. Avec des milliers d'étrangers venus de tous les pays, ils partiront à la conquête de l'Europe.