France

Les pionniers de l'école maternelle

En 1881, lorsque les réformateurs républicains créent l'école maternelle, ils héritent d'un réseau de quelque cinq mille salles d'asile. Des établissements ouverts dès le début du XIXe siècle par des dames d'oeuvres et des philanthropes pour accueillir les enfants des classes populaires.

Les surdoués du grand siècle

L'intérêt pour les surdoués n'est pas nouveau. Aux XVIIe et XVIIIe siècles déjà, on connaît des cas extraordinaires d'enfants précoces. Des « monstres » parfois exhibés comme des animaux de foire.

Les victoires de Jules Ferry

Jules Ferry n'a pas inventé l'école : l'essentiel de l'effort de scolarisation était accompli en France à la veille de la IIIe République. Mais les lois qui portent son nom ont mis en place, au début des années 1880, une véritable école républicaine, formatrice de citoyens. Soulevant les passions, et devenant l'une des plus grandes mythologies de notre histoire contemporaine.

La forteresse enseignante

Forgé à une époque où le droit syndical n'était pas reconnu aux fonctionnaires, le corporatisme enseignant traduit, dès son origine, une culture commune. Mouvement de masse, il va multiplier les structures mutualistes, les oeuvres sociales ou pédagogiques. Jusqu'à constituer, après 1945, une « forteresse enseignante », partenaire obligé des gouvernements successifs.

La réforme, une passion française

Depuis cinquante ans, il n'est pratiquement pas un seul gouvernement qui n'ait mis à l'ordre du jour la réforme de l'école. De louvoiements en compromis, d'effets d'annonce en revirements, parcours d'une histoire mouvementée où les réussites ne sont pas celles que l'on croit.

Le privé contre la laïque

Au début de ce siècle, l'enseignement privé a été menacé de disparition. Une menace sans suites : des lois vichystes à la révision de la loi Falloux en 1993, il n'a cessé de marquer des points.

L'enseignement s'est-il démocratisé ?

Dès le début du siècle, des responsables politiques dénoncent le conservatisme de l'école qui reproduit les inégalités sociales. Le mot d'ordre de « démocratisation » est lancé. Il ne prendra pleinement sens que dans les années 1960. Paradoxe cruel : la démocratisation était peut-être plus efficace après la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elle n'était pas encore à l'ordre du jour !