536, l'année sans soleil
Et si l'Empire romain s'était effondré à cause de facteurs climatiques ou d'épidémies ? C'est l'hypothèse de l'historien britannique Kyle Harper.
Et si l'Empire romain s'était effondré à cause de facteurs climatiques ou d'épidémies ? C'est l'hypothèse de l'historien britannique Kyle Harper.
Depuis le XIXe siècle, les historiens s'interrogent sur les raisons du déclin d'Angkor. Pour Roland Fletcher, qui s'appuie sur des découvertes récentes, l'abandon de la cité au XIVe-XVe siècle est dû à une crise climatique majeure.
Dans de nombreux pays, l'année 1816 est passée à la postérité comme « l'année sans été ». Pour l'Australien Gillen D'Arcy Wood, c'est un euphémisme au regard de la série de désastres et de souffrances enclenchée dans le monde par l'éruption du Tambora un an plus tôt.
Jusqu'à la fin du XIXe siècle l'étude des tremblements de terre, éruptions volcaniques et autres catastrophes naturelles intéressait avant tout les scientifiques, les géographes ou les sociologues. Depuis trente ans les historiens s'en emparent aussi. Quitte à bouleverser quelques idées reçues.
La plus grande menace, aujourd'hui, prend les traits du changement climatique. Mais la pensée catastrophiste, popularisée au XVIIIe siècle, n'est pas une bonne manière d'y faire face.
Janvier 1709 : une vague de froid glacé s'abat sur le royaume de France. Les prix du blé s'envolent. La disette sévit. Partout, les émeutes grondent. Il revient à Nicolas Desmaretz, contrôleur général des Finances de Louis XIV, de gérer cette crise.
A la fin du XVe siècle, avec l'achèvement de la conquête de Madère et des Canaries et le début de celle des Caraïbes, apparaît l'idée que le climat peut être transformé par le déboisement. La colonisation est interprétée comme une modification profonde du couvert végétal et donc du cycle de l'eau qui règle pluies et sécheresses.
Du 30 novembre au 11 décembre 2015, Paris accueille la 21e conférence de l'ONU sur le climat ; 196 États, un objectif : obtenir un accord universel contraignant sur nos émissions de gaz à effet de serre. Car les scientifiques en sont sûrs, malgré les débats : l'homme a une influence sur le climat. Une idée née en fait il y a presque trois siècles.
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