Colonisation

Les pieds-noirs existent-ils ?

Les Français d'Algérie rapatriés en métropole après 1962 affirment volontiers leur unité et l'originalité de leur culture. Sans savoir qu'ils entretiennent, avec leur propre identité, quelques vérités et beaucoup d'illusions...

« Viollette l'arabe »

Accorder le droit de vote à 25 000 indigènes: le projet de Maurice Viollette, ministre de Léon Blum, nous apparaît aujourd'hui comme bien timide. Françoise Gaspard nous dit pourquoi il fut à l'époque un objet de haine pour les uns et, pour les autres, une occasion manquée.

L'Algérie était-elle rentable ?

La colonie idéale ? Une terre conquise à moindre frais, qui n'aurait rien coûté au budget de l'État, qui aurait assuré à bon prix des matières premières rares ou d'importance stratégique pour la métropole et qui ne se serait jamais rebellée contre la puissance souveraine. L'Algérie est évidemment bien loin de ce cas de figure.

Jules Roy, l'enfant de la Mitidja

Jules Roy est un enfant de la Mitidja. ISé en 1907, il y a vécu jusqu'à l'âge de onze ans avant de « monter » à Alger, où il fréquente d'abord le lycée puis le séminaire. Ce fils de colon, ami d'Albert Camus, est devenu un ardent défenseur de la restitution de l'Algérie aux Algériens. Pour « L'Histoire », il évoque ses souvenirs.

Instituteur en Kabylie

Lucien Cordel débarque dans une bourgade misérable de basse Kabylie en 1921. Il y découvre le délabrement, la misère et la maladie. Lui et ses collègues instituteurs heurtent de front aussi bien le conservatisme de la société coloniale que la méfiance des populations locales. Il n'est pas sûr que ces missionnaires de la pédagogie et de la modernité aient été remplacés dans les campagnes algériennes.

Main basse sur les terres

En moins d'un siècle, par une vaste entreprise de spoliation, plus du tiers de l'espace agricole algérien a été enlevé aux indigènes. Confiscations pures et simples ou transactions théoriquement libres, tous les moyens sont bons... Voici les étapes de cet inexorable processus de confiscation qui a servi de base à la colonisation française.

Le rêve arabe de Napoléon III

Le 17 septembre 1860, Napoléon III met le pied sur le sol algérien. Il a un grand projet en tête : un royaume arabe, qui s'étendrait d'Alger à Bagdad, sous la protection de la France. Un royaume où régnerait l'égalité entre indigènes et Européens. Napoléon III n'était ni un illusionniste ni un rêveur chimérique égaré en terre d'Afrique, mais plutôt un homme en avance sur son temps.

Une guerre interminable

// a fallu près de trente ans à la France pour conquérir l'Algérie. Et cette conquête n'a pas débouché sur la pacification, mais sur la résignation momentanée des populations musulmanes.