France

Victoire sur le phylloxéra

L'entrée de l'Espagne dans le Marché commun laisse présager une nouvelle crise de mévente du vin. Un mal chronique de la viticulture industrielle née il y a un siècle de la victoire sur le phylloxéra.

L'URSS et nous

En octobre dernier, Pierre Daix, ancien communiste, publiait un livre sur La Crise du PCF (Le Seuil). Le mot « crise » est un peu usé, tant il revient sous les plumes. Il est pourtant incontestable que le parti communiste français est en train d'opérer une certaine révision de ses rapports avec l'URSS. Dans un livre collectif publié sous la direction de Francis Cohen - directeur de la Nouvelle Critique -, livre intitulé l'URSS et nous (Éditions sociales), des intellectuels communistes faisaient quasi officiellement le point, en ce même automne, sur les relations avec l'État soviétique et prenaient à leur compte quelques-unes des analyses critiques des non-communistes. De manière plus radicale, Jean et Nina Kéhayan, communistes français, publiaient, après avoir vécu deux années en URSS, leur Rue du prolétaire rouge (Le Seuil), où ils disaient, à travers leurs observations sur la vie quotidienne, à quel point le socialisme soviétique leur paraissait une imposture. Dans ce contexte, il nous a paru intéressant de demander son avis à Jean Bruhat. Ancien élève de l'École normale supérieure, ancien professeur d'histoire à la khâgne du lycée Lakanal, avant d'enseigner à la Sorbonne puis à « Vincennes », auteur de nombreux ouvrages, dont une Histoire de l'URSS dans la collection « Que sais-je ? », Jean Bruhat est un des plus anciens militants du PCF. Toutefois, à partir de la fameuse et douloureuse année 1956, le « stalinien » qu'il était a voulu débarrasser ses anciennes ferveurs de l'aveuglement. C'est à cet historien, toujours membre du PCF, que nous avons demandé des commentaires à l'URSS et nous en souhaitant ainsi ouvrir le débat, non seulement sur les historiens et le communisme, mais plus généralement sur les historiens et la politique.

La naissance de la police en France

La violence et le sentiment d'insécurité ne sont pas réservés à notre siècle. Pourtant la police, instrument de la répression, est une création relativement récente. Jusqu'au XVIIe siècle elle n'a été rien d'autre qu'un mot.

L'huître et la truffe

Dans l'Antiquité déjà, l'on se piquait d'avoir des viviers à huîtres et de faire venir des truffes de Cyrénaïque ou de Syrie. La pérennité de ce prestige ne tient-elle qu'aux qualités gastronomiques intrinsèques de ces deux denrées ? Ne l'affirmons pas trop vite. Vers 1580, dans La Segonde Partie des erreurs populaires et propos vulgaires touchant la médecine et le régime de santé, Laurent Joubert, médecin du roi et montpelliérain, consacrait un chapitre à savoir « si les huîtres et les truffes rendent l'homme plus gaillard à l'acte vénérien ».