Jacques Dalarun et les manuscrits perdus
A travers ses recherches sur Robert d'Arbrissel ou François d'Assise, le médiéviste s'empare des sources. Et décape les croyances.
A travers ses recherches sur Robert d'Arbrissel ou François d'Assise, le médiéviste s'empare des sources. Et décape les croyances.
Saint Louis s'est emparé à plusieurs reprises des biens des juifs et a dès lors organisé de grandes enquêtes pour restituer leurs usures. Comment interpréter cette mesure qui s'inscrit dans une politique antijuive plus générale ? Intérêt économique ? Geste politique ? Souci de son salut ?
« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » La formule est connue ; elle aurait été prononcée lors du siège de Béziers en 1209. Récit de vingt ans d'une guerre sanglante. Ouverte au prix de l'invention d'un ennemi.
Après la croisade contre les albigeois, de nombreux « bons hommes » traqués par l'Inquisition trouvèrent refuge dans le Piémont et en Lombardie.
A la suite du riche Lyonnais Valdès, mort au début du XIIIe siècle, se regroupent quelques laïcs, qui entendent vivre comme le Christ, pauvrement et en prêchant. D'abord acceptés par l'Église, ils sont bientôt pris pour des hérétiques. Pourquoi ?
On en a longtemps été convaincu : il y eut dans la région d'Albi au XIIe siècle une grande vague hérétique, peut-être venue d'Orient. Ces « cathares » dissidents furent pour beaucoup anéantis par la croisade avant que les survivants soient persécutés par l'Inquisition. Les choses sont peut-être un peu moins simples. Le grand historien anglais Robert I. Moore nous montre avec force comment l'Église a fabriqué l'hérésie.
Incestueux, débauchés, sataniques... La dépravation imputée aux hérétiques appartient aux fantasmes des clercs. Elle pose la question de savoir si l'ensemble de leur discours ne participe pas, aussi, d'une construction fantasmatique.
Il est resté célèbre et populaire tant dans le monde arabe qu'en Occident.
Adoptant la démarche narrative, l'historien jette une lueur violente sur une période restée jusque-là dans la pénombre.
C'est au XIe-XIIIe siècle que se dessine un espace kurde. Les Kurdes sont dès cette époque définis comme un peuple de guerriers, habitant les montagnes à la frontière des Empires byzantin, perse, musulman... Combattants, chefs de tribu ou confréries, ils se font une place sur la scène politique. Le plus éclatant exemple en reste Saladin.
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