Première Guerre mondiale

Combien de victimes ?

La question des pertes humaines dues a la Révolution russe a longtemps été au cœur de polémiques passionnées. Aujourd'hui, le dépouillement des archives permet de donner des éléments de réponse. Et, paradoxalement, l'année 1917 apparaît, entre la violence de la Première Guerre mondiale et celle de la guerre civile, comme la plus calme de la période.

Brest-Litovsk : le prix de la paix

Brest-Litovsk, 3 mars 1918 : la Russie a perdu la guerre. Elle se voit amputée de l'Ukraine, de la Finlande et des Pays Baltes. Mais les dirigeants bolcheviques, Lénine en tête, sont persuadés d'avoir sauvé la révolution.

Capitaine Conan, le hors-la-loi des Balkans

Balkans, 1918 : le capitaine Conan et ses hommes sont entraînés dans une guerre sans héros, sans coups d'éclat, une « sale guerre » aujourd'hui bien oubliée, qui transforma des soldats « ordinaires » en tueurs en marge de la loi. C'est le sujet du dernier film de Bertrand Tavernier, qui sort ce mois-ci sur les écrans*.

Une catastrophe oubliée : la bataille de la Somme

Juillet 1916 : des centaines de milliers de combattants trouvent la mort dans l'effroyable carnage que fut la bataille de la Somme. Une catastrophe, sans vainqueurs ni vaincus. Et, pour cette raison, bien oubliée des mémoires européennes. Un colloque international vient de lui rendre sa juste dimension*.

La chute de la maison Habsbourg

En 1918-1919, pour contrer la menace bolchevique, les Alliés choisissent de flatter les aspirations à l'indépendance des petites nationalités de l'Europe centrale et orientale. Au prix d'un démantèlement de l'Empire austro-hongrois. Et au risque de créer de nouveaux États aux frontières hasardeuses, tout aussi « multinationaux » que les « prisons des peuples » qu'ils remplacent, et beaucoup moins tolérants que la vieille Autriche. C'est ainsi que les vainqueurs chargent la poudrière qui, soixante-quinze ans plus tard, explosera avec la fin de la guerre froide.

Romans de la revanche

« Tete de Boche », « Le Sang de la France », ou encore « Rouletabille chez Krupp » : autant de titres révélateurs d'un genre qui connut un vif mais éphémère succès. Défaits sur le terrain à Sedan, les Français ont eu leur revanche sur le papier.

1914 : genèse d'une catastrophe

Ce ne sont pas les haines ou les passions nationalistes qui ont déclenché le premier conflit mondial. Depuis une vingtaine d'années, les historiens ont d'ailleurs montré qu'elles avaient été souvent exagérées par l'adversaire. Mais les politiques et les alliances menées par les puissances européennes leur ont tendu un véritable piège. Où elles se sont, l'une après l'autre, précipitées.

La question des viols de guerre

Les exactions commises contre des populations civiles dans le conflit yougoslave ont attiré l'attention sur l'une des pires pratiques des temps de guerre : le viol. En 1914, ce drame s'était déjà produit, et l'opinion publique française avait vivement réagi aux crimes de certains soldats allemands. Une remarquable étude nous plonge au cœur de cet aspect peu connu du premier conflit mondial*.

Crimes de guerre : la leçon de Leipzig

A Nuremberg, en 1945, s'est réuni pour la première fois un tribunal international chargé de juger certains responsables nazis pour crime contre l'humanité et complot contre la paix. Ce procès des vaincus, intenté par les vainqueurs, avait eu un précédent, aujourd'hui bien oublié : à Leipzig, en 1921, des militaires allemands comparaissaient devant leurs juges pour crimes de guerre. Les Alliés avaient même - en vain - cherché à obtenir l'extradition de Guillaume II, réfugié aux Pays-Bas...