Première Guerre mondiale

Le traité de Versailles vu d'Allemagne

« La France ne vit pas en paix avec VAllemagne. » Cette déclaration du maréchal Foch au ministre allemand Erzberger date de 1918. Elle illustre parfaitement l'incompréhension et l'antagonisme qui régnaient entre les deux peuples. Au moment de signer le traité de Versailles, le 28 juin 1919...

Versailles, 1919 : la paix des vainqueurs

Le traité de Versailles, qui mettait fin à la Première Guerre mondiale, a été signé le 28 juin 1919, il y a quatre-vingts ans. On a souvent reproché à cette « paix des vainqueurs » d'avoir créé en Europe un état de troubles et de revendications nationalistes endémique. A tort ?

Plus jamais ça !

Les anciens combattants allaient-ils, de retour chez eux, dénoncer la barbarie de la guerre et défendre le pacifisme ? Ou revendiquer un nationalisme qui justifiait leur sacrifice ? En fait, à travers leurs associations et leurs publications, c'est un refus viscéral de tout nouveau conflit qu'ils expriment. Sans pour autant renier leur combat.

Le silence des peintres

1914-1918 a eu de tragiques conséquences dans le domaine artisticjue. Envoyés sur le front, certains peintres y meurent. Les autres échouent à rendre compte de la guerre. La paix revenue n'efface pas le traumatisme : toute préoccupation esthétique n'est-elle pas devenue vaine ?

Aux morts, la patrie reconnaissante

Apres la guerre, la France se couvre de monuments aux morts. Et tout le pays communie dans la célébration de ses disparus. Autour d'un jour férié, le 11 novembre, et d'un symbole, le soldat inconnu. La joie de la victoire est vite oubliée. Seuls restent le chagrin et la litanie des noms de ceux qui ne sont pas revenus.

Une catastrophe démographique

Près d'un million et demi de morts ou de disparus. Bilan dramatique de 1914-1918, dont la France ne s'est jamais remise. D'autant qu'à côté des morts, des blessés, des mutilés, c'est l'ensemble de la population qui est touchée. Veuves, jeunes filles célibataires, orphelins entretiennent, dans l'après-guerre, cette blessure.

Réalité et propagande : la barbarie allemande

Villages rasés, otages fusillés, femmes violées... Les récits des atrocités allemandes en Belgique et dans le Nord de la France ne manquent pas. En réponse, les responsables allemands dressent une image idyllique de la situation des territoires occupés. De part et d'autre, quelle est la part de la propagande ? Et celle de la réalité ?

L'épreuve du feu

Jamais guerre n'aura été si violente. Au-delà du nombre de morts, accablant en lui-même, les pratiques sur le front ont atteint un degré de brutalité inconnu jusqu'alors. Armes plus meurtrières, disparition de toute « éthique » d'affrontement... Les soldats ont enduré ce qu'aucun homme n'avait encore supporté au combat. Sans, dans leur majorité, remettre en cause leur participation au conflit. Un consentement à la violence qui est peut-être l'une des conséquences les plus dramatiques de 1914-1918.

Les deux guerres de Jean-Jacques Becker

Enfant, il a assiste au desastre de 1940. Il avait été élevé dans le souvenir de la Première Guerre mondiale. Il lui a fallu subir la Seconde, et tenter de comprendre comment la même nation avait pu passer du triomphe à la débâcle. Il s'est fait l'historien des grands conflits et des grands engagements politiques du xxe siècle.

La faillite du mandat anglais

À l’issue de la Première Guerre mondiale, la Société des Nations confie aux Anglais un mandat sur la Palestine. Avec une mission : organiser au mieux, sur cette terre, la cohabitation des Juifs et des Arabes. Au terme de vingt années d’erreurs de jugement, d’atermoiements et de revirements, l’échec est patent.