Première Guerre mondiale

L'enfer, c'est la boue !

« L'enfer, c'est la boue ! », plus même que la mort. Ce cri du cœur des poilus de la Grande Guerre exprime la détresse de ces ouvriers de la guerre, englués dans la terre froide des tranchées pendant quatre hivers, tenaillés par une angoisse permanente mais soutenus par un sentiment national que l'on mesure mal aujourd'hui. Stéphane Audoin-Rouzeau exploite les lettres des combattants et les journaux de tranchées pour reconstituer l'univers des soldats de 14-18.

L'année 14

Août 1914 : les premiers soldats français affrontent la terrible puissance de feu allemande. En Alsace-Lorraine, les morts tombent sous la mitraille avant d'avoir aperçu leurs ennemis. Incompétence de l'état-major ou manque de vaillance des troupes ? Pierre Miquel s'est plongé dans les souvenirs des combattants pour répondre à la question.

Les innovations stratégiques

Férus de guerre de mouvement, les états-majors français et allemand envisagent un conflit court. Mais les fronts se figent en une interminable guerre de position. De rares stratèges finiront par imposer des techniques - sous-marins, chars, avions - et une manœuvre victorieuse.

La derniere journée de paix

On vit, on aime, on trime comme un beau jour d'été en ce vendredi 31 juillet 1914. Quelques signes, à peine, d'un danger auquel on ne veut pas croire. Brutalement, l'assassinat de Jaurès, qui a tenté de sauver la paix jusqu'à la dernière minute, en appelle à la défense de la patrie : « Jaurès est mort ! Vive la France ! »

La guerre était-elle inévitable ?

L'immense littérature consacrée à la guerre de 14-18 essaie toujours de répondre aux questions suivantes : la guerre était-elle inévitable ? Quel enchaînement fatal a conduit à la guerre alors que, jusque-là, on avait su résoudre les conflits par la voie diplomatique ?

L'âge d'or de l'Autriche-Hongrie

Décadente, condamnée, indéfendable, l'Autriche-Hongrie du début de ce siècle? Erreur. Des historiens impartiaux commencent à la réhabiliter. Mais comment expliquer alors que la médiatrice de l'Europe centrale ait sombré corps et âme?

Au nom de la patrie...

Le monstrueux carnage de 1914-1918 défie encore la raison. Comment cela a-t-il été possible? Pourquoi, «au nom de la patrie», des dizaines de millions d'hommes ont-ils supporté le pire: assauts-suicides, gaz, bombardements, mutilations? Une constatation s'impose: le pacifisme, fragile, n'était pas en mesure de résister à l'exaltation de la guerre, au nom de l'idée nationale.

Le wagon plombé de Lénine

L'odyssée de Lénine dans son wagon plombé, en 1917, à travers l'Europe... La plus coûteuse série télévisée jamais tournée en Europe (cf. « L'Histoire » n° 105, p. 94). Ce voyage reste au centre d'une violente polémique. Lénine n'est-il pas accusé d'être un agent allemand ? Le dernier en date à défendre cette thèse est l'Américain Michael Pearson. Bien à tort, selon Jean-Louis Panné.

Giono et l'illusion pacifiste

Le comportement de Jean Giono pendant l'Occupation fut controversé, La guerre de 14-18 a fait de lui un pacifiste intégral. En 1939, il croit qu'on peut faire reculer la guerre et, jusqu'en 1944, qu'on peut encore être pacifiste. Dans cette illusion persistante réside le drame de Giono.