Russie

Février comme fête de Pâques

Le soulèvement de 1917 devient sous bien des plumes une résurrection, voire une déesse dont on attend un miracle. A l'inverse, les fêtes religieuses se teintent d'une dimension révolutionnaire. L'analyse originale du grand historien russe.

Dans le train plombé avec Lénine

Lorsqu'il apprend la nouvelle de la révolution de Février, Lénine est en exil à Zurich. En pleine guerre, avec l'aide des Allemands, il entreprend de rentrer à Petrograd. Récit d'une semaine d'un voyage en train du 27 mars au 3 avril, point de départ d'une prise du pouvoir par le plus radical des bolcheviks.

Pas de révolution sans les soldats

Les soldats ont joué un rôle crucial dans la décomposition du régime : à Petrograd, le 26 février, ils refusent de réprimer la foule et constitueront l'écrasante majorité au Soviet. Sur le front, de plus en plus fréquemment, ils désobéissent et désertent. La révolution ne fut pas prolétarienne ; ce fut bien celle des soldats.

Les bourgeois traqués

En quelques jours, la révolution balaie l'autocratie pétersbourgeoise. Ceux qui incarnaient l'ancien régime sont démis de leurs titres, souvent incarcérés, leurs prestigieuses demeures confisquées.

Urss. l'obsession des frontières

En 1922, l'Empire russe devient l'URSS. Ses dirigeants voient leur pays comme une forteresse assiégée, tout en menant une politique offensive dans l'étranger proche. De là, des frontières de plus en plus avancées, de plus en plus épaisses.

Le temps des tsars. l'Empire avant tout !

La Russie s'est très tôt construite comme un empire multinational et multiconfessionnel. Centre et périphéries s'y distinguent mal. Les tsars n'ont pas toujours cherché à imposer une identité russe. L'idée impériale a accompagné, voire précédé, le sentiment national.