Le cas « Lacombe Lucien »
Un coin de France à l'heure de l'Occupation. Un jeune homme à qui la guerre offre une revanche sociale. Un salaud qu'on ne peut haïr complètement.
Un coin de France à l'heure de l'Occupation. Un jeune homme à qui la guerre offre une revanche sociale. Un salaud qu'on ne peut haïr complètement.
Deux biographies de grands résistants paraissent ce printemps : celle de Jean-Pierre Azéma sur Jean Moulin et celle de Robert Belot sur Henri Frenay. Après avoir choisi un combat commun, le représentant de Charles de Gaulle et le chef de Combat, le plus important mouvement de Résistance intérieure, se sont peu à peu éloignés l'un de l'autre. Pour finalement s'affronter. Portraits croisés de deux héros.
Au printemps 1945, un reporter américain, Meyer Levin, et un photographe de l'AFP, Éric Schwab, découvrent les camps nazis. Une exposition aux Archives nationales leur rend hommage*.
La guerre accélère brutalement le processus d'élimination des « ennemis » du nazisme : les résistants et les opposants politiques, les « asociaux », les malades mentaux et les handicapés, les Slaves, les Juifs et les Tsiganes. Voici l'effroyable bilan de cette oeuvre de destruction.
Le procès de Tokyo, qui se déroula de 1946 à 1948, est l'équivalent asiatique de celui de Nuremberg où furent jugés les dirigeants nazis. Il donna lieu, dès l'origine, à une violente mise en cause des Américains. La controverse n'est toujours pas close.
6 août 1945, 8 h 15 : la première bombe atomique tombe sur Hiroshima. L'humanité est « en possession de sa propre mort ». Désormais, l'objectif n'est plus de gagner les guerres, mais de les éviter. La dissuasion nucléaire vient de naître.
Les camps d'internement sont associés au régime de Vichy. Et à l'occupation allemande. Nombre d'entre eux ont été pourtant ouverts dès février 1939. Et la plupart existent encore à la Libération ! Au-delà des polémiques, Denis Peschanski a suivi le sort des 600 000 personnes détenues entre 1939 et 1946 : Juifs, communistes, Tsiganes, trafiquants du marché noir, collaborateurs, etc. Dévoilant pour la première fois la réalité du phénomène. La xénophobie, l'exclusion et la mort.
Depuis 1968, Serge Klarsfeld poursuit inlassablement les responsables de l'extermination. Tout en construisant une oeuvre unique : le Mémorial de la déportation des Juifs de France, nom par nom, convoi par convoi.
Le 7 décembre 1941, une imposante escadre japonaise s'abat sur la flotte de guerre américaine du Pacifique, à Pearl Arbor. Michel Vié revient sur ce jour qui incita les États-Unis à entrer officiellement en guerre.
A qui appartient la mémoire de la Shoah ? Dans quels lieux est-il pertinent de la commémorer ? Autant de questions que soulève le classement, en mai dernier, du camp de Drancy — d'où 67 000 Juifs furent déportés, principalement à Auschwitz —, sur la liste des monuments et des sites protégés.
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