Seconde Guerre mondiale

Les victimes du nazisme

Le rodage de la machine répressive et concentrationnaire du IIIe Reich a commencé dès l'arrivée de Hitler au pouvoir. Mais c'est la guerre qui accélère brutalement le processus d'élimination des ennemis du nazisme: les résistants et les adversaires politiques, les «asociaux» et les «déviants», les malades mentaux et les handicapés, les Polonais et les soldats soviétiques, considérés comme des «sous-hommes», les Juifs et les Tziganes enfin, «races» corruptrices du précieux sang allemand. Jean-Pierre Azéma dresse ici l'effroyable bilan de cette œuvre destructrice.

La machine de guerre allemande

Au début de la Deuxième Guerre mondiale, la machine de guerre hitlérienne semble d'une efficacité redoutable. De la Pologne à la Russie, en passant par la France et les Balkans, rien ne lui résiste. Mais si cette stratégie de guerre éclair, loin de prouver l'invincibilité de la Wehrmacht, était d'abord destinée à compenser de graves faiblesses techniques? C'est ce que démontre l'historien allemand Klaus Jùrgen Miiller: dans une guerre totale, les succès militaires dépendent autant de la logistique que du génie tactique.

Les « années sombres » à la vidéothèque de Paris

Après une série de cycles sur la «IIIe République», «Paris la nuit», «Paris Mai-68», etc., la Vidéothèque de Paris poursuit ses projections. C'est au tour des années quarante, de Munich à la Guerre froide (1938-1948), d'être présentes sur l'écran pendant quatre semaines, du 23 novembre au 20 décembre (cf. p. 87 à 92). Avec le concours de L'Histoire, cette fois, et celui de spécialistes tels Jean-Pierre Azéma et Henry Rousso*.

Le scandale Céline

L'œuvre de Céline est celle d'un des plus grands écrivains du siècle. On ne peut pas l'enterrer. Que l'auteur du Voyage au bout de la nuit ait pu avoir partie liée avec la plus grande entreprise d'extermination du siècle reste proprement intolérable. Mais au nom de quoi les meilleurs écrivains seraient-ils politiquement les plus clairvoyants ?

Picasso : les années d'Occupation

Comment Picasso a-t-il fini par symboliser l'image de la Liberté ? Le succès de l'exposition qui s'est achevée à Cologne en juin dernier révèle à quel point la période de l'Occupation fut cruciale et fertile. Reste à expliquer l'adhésion du peintre au parti communiste en 1944.

Normandie 1944, un mémorial à Caen

6 juin 1988 : c'est le jour de l'inauguration du Mémorial de Caen. On y attend au moins quatre cent mille visiteurs par an. Des musées célébrant la furieuse bataille de Normandie, il en existe partout. Mais jamais comme à Caen, on a fait aussi grand, aussi ambitieux, aussi nouveau. Voilà un exemple d'histoire appliquée réussi.

Les quatre secrets du maquis du Vercors

Le Vercors reste un symbole de la Résistance. Pourquoi ? Est-ce parce qu'il fut le maquis le plus important de France ? Est-ce parce qu'il connut une fin tragique ? Est-ce parce qu'il a été « trahi », comme on l'écrit souvent ? Aucune de ces explications ne semble suffisante à Paul Dreyfus.

La négation du génocide juif

Les « négationnistes » français persistent à nier non seulement l'existence des chambres à gaz mais la réalité du génocide juif. Même s'ils sont aujourd'hui plus habiles à profiter des médias, les négationnistes n'ont, sur le fond, guère renouvelé un genre qui puise sa substance chez les nazis eux-mêmes et chez un personnage à l'itinéraire tortueux: Paul Rassinier. Pourquoi, alors, ont-ils déclenché une telle polémique à partir de 1980 ? Pourquoi leurs congénères américains n'ont-ils, eux, jamais obtenu une telle audience ?