Grèce

Le banquet grec : une affaire d'hommes !

Sur l'Olympe, les dieux se retrouvaient à table, pour boire le nectar et l'ambroisie et évoquer les bons tours joués aux mortels. Dans la cité, les hommes se réunissaient, autant qu'il était possible, en de fastueux festins censés incarner l'esprit même de la vie civique. Les Grecs ont bien fait du banquet un symbole de leur civilisation.

Épouses, concubines et courtisanes

Le sentiment a-t-il sa place dans le mariage grec ? A l'épouse, gardienne du foyer et mère des enfants légitimes, vient souvent s'ajouter, en Grèce, une concubine. Toutes deux sont recluses dans l'univers domestique. Tandis que les courtisanes, premières femmes libres, sont recherchées pour le plaisir et la conversation.

Les amours grecques : le rite et le plaisir

Plus qu'aucune autre civilisation, la Grèce ancienne accorda une place officielle aux amours masculines. Ces relations s'inscrivaient d'abord dans le cadre pédagogique et initiatique qui attachait un adolescent à un aîné. Mais, au-delà de ces aspects rituels, c'est toute la cité qui baignait dans une atmosphère d'érotisme où le corps nu de l'homme était glorifié.

Les Grecs ont-ils tout inventé ?

C'est dans le monde d'Homère, parmi les compagnons d'Agamemnon, qu'est apparue une manière différente de faire la politique : le roi n'est plus tout-puissant, les meilleurs de ses compagnons partagent avec lui le pouvoir. Leurs descendants inventeront, à Athènes, la démocratie. Une pratique fondée sur l'art de la parole, qui inspirera à son tour les philosophes et les auteurs tragiques. L'Occident est bien né en Grèce, il y deux mille cinq cents ans.

Les Grecs étaient-ils misogynes ?

La femme grecque fait depuis trente ans partie des nouvelles préoccupations des historiens de l'Antiquité. Un domaine toutefois difficile à appréhender tant les sources sont rares et dispersées. Cette absence des voix de femmes, aussi bien esclaves que concubines ou épouses de citoyens, tient à la place mineure qu'elles occupent dans la cité et dans les représentations sociales.

Marcel Detienne et les dieux grecs

Le Collège de France, frileux, n'a pas voulu de lui : trop peu conformiste et trop peu respectueux des pensées établies, Marcel Détienne a pourtant bâti, au fil des ans, une œuvre immense. Une somme sur le système mythologique des anciens Grecs. Il publie aujourd'hui un portrait d'Apollon, fort peu académique.