Première Guerre mondiale

Le XXe siècle commence en 1914

La Première Guerre mondiale a produit le communisme et le fascisme. Nées de l'ébranlement du conflit, ces deux idéologies totalitaires bouleverseront l'histoire du XXe siècle. La guerre a peut-être porté un coup fatal à l'humanisme démocratique.

Une catastrophe démographique majeure

Près d'un million et demi de morts ou de disparus. Bilan dramatique de 1914-1918, dont la France ne s'est jamais remise. D'autant qu'à côté des morts, des blessés, des mutilés, c'est l'ensemble de la population qui est touchée. Veuves, jeunes filles célibataires, orphelins entretiennent, dans l'après-guerre, cette blessure.

Aux morts, la patrie reconnaissante

Après la guerre, la France se couvre de monuments aux morts. Et tout le pays communie dans la célébration de ses disparus. Autour d'un jour férié, le 11 novembre, et d'un symbole, le soldat inconnu. La joie de la victoire est vite oubliée. Seuls restent le chagrin et la litanie des noms de ceux qui ne sont pas revenus.

L'échec des pacifistes

Le monstrueux carnage de 1914-1918 défie encore la raison. Comment cela a-t-il été possible ? Une constatation s'impose : le pacifisme, fragile, n'était pas en mesure de résister à l'exaltation de l'idée nationale.

La guerre n'est pas finie...

11 novembre 1918 : la signature de l'armistice, enfin... Les soldats pour autant ne sont pas libérés. Il faudra attendre le printemps 1921 pour que la totalité des 5 millions de combattants français soit démobilisée. Et le retour à la vie civile se révèlera douloureux.

Georges Dumézil : « ma guerre de 14 »

A dix-neuf ans, le jeune normalien Georges Dumézil arrive sur le front. Nous sommes en septembre 1917. L'expérience de la guerre n'a pas déplu à ce fils de militaire. Sans elle, avoue-t-il, il n'aurait pas élaboré son oeuvre telle que nous la connaissons. Un témoignage exceptionnel qu'il nous avait confié juste avant sa mort, en 1986.

Le conflit était-il inévitable ?

Quel enchaînement fatal a conduit à la guerre alors que, jusque-là, on avait su résoudre les conflits par la voie diplomatique ? Ce ne sont pas les haines ou les passions nationalistes qui ont provoqué le premier conflit mondial. Les alliances nouées par les puissances européennes leur ont tendu un véritable piège. Où elles se sont, l'une après l'autre, précipitées.

La dernière journée de paix

En ce vendredi 31 juillet 1914, on vit, on aime, on trime comme un beau jour d'été. Quelques signes, à peine, d'un danger auquel on ne veut pas croire. Brutalement, l'assassinat de Jaurès, qui a tenté de sauver la paix jusqu'à la dernière minute, en appelle à la défense de la patrie : « Jaurès est mort ! Vive la France ! »