Guerre dans les stades
L'affrontement dans le stade, autour du ballon rond, est bien une métaphore de la guerre : les passions les plus chauvines et les plus belliqueuses s'y expriment. Et tant pis pour la grande fraternité du sport...
L'affrontement dans le stade, autour du ballon rond, est bien une métaphore de la guerre : les passions les plus chauvines et les plus belliqueuses s'y expriment. Et tant pis pour la grande fraternité du sport...
Ce ne sont pas les haines ou les passions nationalistes qui ont déclenché le premier conflit mondial. Depuis une vingtaine d'années, les historiens ont d'ailleurs montré qu'elles avaient été souvent exagérées par l'adversaire. Mais les politiques et les alliances menées par les puissances européennes leur ont tendu un véritable piège. Où elles se sont, l'une après l'autre, précipitées.
Bientôt s'ouvriront à Atlanta les Jeux olympiques. Une manifestation à forte teneur politique : depuis sa renaissance, à Athènes, en 1896, cette fête du sport a aussi servi de théâtre à la propagande des Etats.
La Chine communiste multiplie les intimidations militaires contre Taiwan. Deng Xiaoping, à quatre-vingt onze ans, a déclaré officiellement qu'avant d'aller «retrouver Marx» dans l'autre monde, il annexerait l'île. Une ambition lourde de menaces qui renoue, nous dit Jean-Luc Domenach, directeur scientifique de la Fondation nationale des sciences politiques, avec la longue histoire des rapports mouvementés entre Taiwan et Pékin.
L'engagement des Etats-Unis en Bosnie ou au Proche-Orient masque un retour en force de la tentation isolationniste. Une étude récente et plusieurs sondages invitent à revenir sur ce vieux débat qui, depuis deux cents ans, divise l'opinion publique américaine*.
A Nuremberg, en 1945, s'est réuni pour la première fois un tribunal international chargé de juger certains responsables nazis pour crime contre l'humanité et complot contre la paix. Ce procès des vaincus, intenté par les vainqueurs, avait eu un précédent, aujourd'hui bien oublié : à Leipzig, en 1921, des militaires allemands comparaissaient devant leurs juges pour crimes de guerre. Les Alliés avaient même - en vain - cherché à obtenir l'extradition de Guillaume II, réfugié aux Pays-Bas...
On a célébré avec faste l'anniversaire du débarquement allié en Normandie, et la libération de la France qui s'en est suivie. Mais 1944 a aussi été l'année d'un autre événementfondateur pour le nouvel ordre mondial : la conférence et les accords de Bretton Woods, qui ont définitivement consacré l'hégémonie des États-Unis sur le reste du monde en matière économique etfinancière.
A travers les épreuves de la Seconde Guerre mondiale, malgré les efforts du général de Gaulle, et d'incontestables acquis diplomatiques, la France a perdu son rang de grande puissance.
Pour Jacques Julliard, la situation actuelle en Bosnie n'a rien à voir avec celle de 7974, Si elle doit inquiéter les Européens, c'est qu'elle rappelle fâcheusement celle de 7 938 et la reculade des démocraties, à Munich, devant Hitler.
En J 990, François Mitterrand s'opposait catégoriquement à l'éclatement de la Yougoslavie, au nom de la «traditionnelle amitié» entre les Français et les Serbes. A quand remonte cette amitié ? Et les intérêts stratégiques n'y avaient-ils pas plus de place que les sentiments ?
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