Relations internationales

L'internationale de la terreur (1914-1988)

L'irruption du terrorisme sur la scène mondiale fait exploser les règles du jeu diplomatique en cette fin de XXe siècle. Mais le phénomène est-il vraiment nouveau? Et dans quelle mesure les stratèges de la terreur, ainsi que les États qui les manipulent, atteignent-ils leurs objectifs? Spécialiste de l'histoire des relations internationales, Pierre Milza présente ici, pour la première fois, une synthèse sur les interférences complexes entre les terrorismes et l'évolution des rapports internationaux de 1914 à nos jours.

La guerre chimique avant les armes « abc »

Obus ou hypérite? A tout prendre, le combattant préfère l'obus! Aujourd'hui, les chercheurs concourent, avec un succès terrifiant, à la diffusion des armes Atomiques, Bactériologiques et Chimiques (ABC). Au demeurant, il y a très longtemps que la chimie fait partie de la panoplie guerrière et qu 'elle joue un rôle dans le grand bluff de la dissuasion.

La prise du pouvoir par Fidel Castro

Sous la coupe des Yankees et la poigne de dictateurs qu'ils soutiennent, La Havane, pourrie et corrompue, est appelée «la Vénéneuse». Surgissent les purs, les durs, les «barbudos», qui mènent la guérilla dans la Sierra Ma est r a et provoquent la chute du tyran Batista. Il y a trente ans de cela. Domptée par Fidel Castro, Cuba tourne depuis à rheure soviétique et fournit en sucre les pays frères. Elle se retrouve aujourd'hui sous les feux des historiens et des journalistes.

Talleyrand, prince des "diplomates" ou "diable boiteux" ?

Peu de personnages ont exercé une telle fascination. On a attribué à Talleyrand tous les crimes. Ou on l'a encensé. la littérature (Victor Hugo, Balzac) et le cinéma (Sacha Guitry, Abel Gance) se sont emparés du « diable boiteux ». Cent cinquante ans après sa mort, Jean Tulard fait miroiter ici les multiples facettes du prince diplomate.

La paix inachevée

Après en avoir terminé avec la «der des der». Français, Allemands et la plupart des peuples d'Europe croyaient retrouver l'âge d'or de la Belle Époque. Quelle illusion ! Il leur fallut s'arranger des deuils, des destructions, de la chute des empires, du déclin de l'Europe et de l'aveuglement des hommes politiques. Accepter enfin l'amère vérité assénée par Valéry : «Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles...».

Et la guerre devient mondiale...

L'essentiel de la guerre se déroule en Europe iusqu'en 1917. A partir de cette date, l'issue de la conflagration, devenue mondiale, dépend de pays comme les États-Unis: un tournant irréversible dans les rapports internationaux et l'amorce du déclin de l'Europe.

La guerre était-elle inévitable ?

L'immense littérature consacrée à la guerre de 14-18 essaie toujours de répondre aux questions suivantes : la guerre était-elle inévitable ? Quel enchaînement fatal a conduit à la guerre alors que, jusque-là, on avait su résoudre les conflits par la voie diplomatique ?

Les points chauds du globe

Guérillas révolutionnaires ou anticommunistes, pays déchirés par des conflits qui mêlent la guerre civile aux interventions extérieures : la logique des rapports de force internationaux devient de plus en plus complexe. Spécialiste des questions géopolitiques, Gérard Chaliand nous en dit plus sur ce «nouveau désordre mondial*».