Seconde Guerre mondiale

Musulmans et pieds-noirs sous les drapeaux (1940-1944)

En novembre 1942, les troupes américaines débarquent en Algérie et au Maroc. L'Afrique du Nord devient la tête de pont des Alliés en direction de l'Europe. La nouvelle armée d'Afrique, mise sur pied avec l'aide américaine et composée d'indigènes et de Pieds-Noirs, a joué un rôle très important dans la libération de la métropole et de l'Europe.

Les leçons de Nuremberg

Quarante-cinq ans après la défaite de l'Allemagne nazie, alors que la barbarie n'a pas quitté ce monde, quelles leçons doit-on tirer du procès de Nuremberg ? L'Histoire l'a demandé à onze personnalités - historiens, philosophes ou juristes -, en leur posant deux questions : O f" 1945-1946, fallait-il juger les nazis allemands de la manière dont on l'a fait à Nuremberg ? Q Aujourd'hui, faudrait-il instaurer un tribunal international permanent pour juger les crimes contre l'humanité ?

Le procès de Nuremberg

Faire l'histoire du nazisme tout en jugeant les hommes qui l'avaient incarné : c'était l'ambition démesurée du tribunal international de Nuremberg qui siégea du 18 octobre 1945 au 1er octobre 1946. On peut s'interroger sur la légitimité de son verdict, rendu par des vainqueurs contre des vaincus. Mais, pour la première fois dans l'histoire, le crime contre l'humanité y fut juridiquement reconnu. Et, pour la première fois aussi, un procès permit de démonter la formidable mécanique de destruction qu'était l'Allemagne hitlérienne.

Les paysages du général de Gaulle

En 1969, le général de Gaulle choisit la côte ouest de l'Irlande, un espace maritime à proximité de la forêt celtique, pour y fixer l'image de son départ... Le paysage gaullien de la «Personne France» est immémorial. Pétri des lectures de Michelet et de Barrés, le Général s'en inspirait avec un art consommé. Il savait lire les traces de l'histoire dans «une argile faite de douleurs» et éprouvait un plaisir presque charnel au spectacle de la nature champenoise.

1940, 1958, 1968 : un général face à l'armée

La débâcle de 1940, la fondation de la Ve République dans la guerre d'Algérie, le voyage à Baden-Baden en Mai-68: ces trois moments forts de la confrontation entre de Gaulle et l'Armée révèlent bien des incompréhensions. Car, pour celui que ses camarades surnommaient « le connétable », la défense nationale était d'abord l'affaire du pouvoir politique. Et l'Armée ne devait être que l'instrument de l'État.

Ah ! si la guerre était morale !

Non, F Amérique ne suivra pas l'exemple des nazis qui ont mis à feu et à sang Guernica l'Espagnole en 1937 et Coventry l'Anglaise en 1940... Oui, l'Amérique fera une guerre propre, conforme à la morale qu'elle défend depuis deux siècles. Elle vaincra Hitler sans devenir barbare. Hélas! elle n'y parviendra pas. Au reste, la démocratie peut-elle combattre la barbarie sans se souiller elle-même?

« Quarante millions de pétainistes » ?

En matière d'opinion, le plus visible n'est pas toujours le plus significatif et le plus logique est rarement le plus révélateur. Sous le coup du traumatisme de l'été 40, les esprits sont au comble de la confusion et les rumeurs les plus invraisemblables courent le pays. Quand tout devient insaisissable, comment appréhender l'attitude des Français face à la défaite, à l'armistice et au régime de Vichy ?

Les rutabagas sont arrivés

Après le grand éparpillement de l'exode, les Français sont rentrés chez eux. La vie reprend, d'autant plus difficile que les prélèvements des «Chleuhs» épuisent les ressources du pays. Dans les villes on manque de tout : pain frais, beurre, viande, charbon et essence sont rationnés. Le vélo devient le roi des transports et le rutabaga celui du repas quotidien. Pour survivre, on improvise grâce au «système D» et au marché noir. Et l'hiver s'annonce particulièrement rude.

Pourquoi on devient résistant

Qu'est-ce qui pouvait bien pousser un Français à entrer en Résistance dès 1940: l'antifascisme, des convictions religieuses, le patriotisme ou le non-conformisme? Voici l'itinéraire surprenant de ceux qui décidèrent de «faire quelque chose». Ils eurent à lutter contre l'occupant, bien entendu, mais aussi contre tous les Français pour qui la guerre était finie et qui se résignaient à la défaite.

La guerre des propagandes

En décembre 1940, la propagande allemande a gagné sur tous les tableaux. La presse, l'édition, la radio et le cinéma français semblent littéralement s'épanouir sous la botte ! Mieux : l'occupant parvient à donner l'illusion que cette renaissance culturelle a lieu dans un pays libre. Ce calcul se révèle parfaitemen t cynique. En laissant croire aux créateurs qu'ils demeurent les seuls maîtres de leurs œuvres, les Allemands conquièrent une influence sans partage sur la culture française.