La guerre des éditions de Minuit
Au début de Vannée 1942, bravant la censure des nazis, Vécrivain Pierre de Lescure et le dessinateur Jean Bruller - le futur Vercors - font un pari insensé : lancer une maison d'édition clandestine.
Au début de Vannée 1942, bravant la censure des nazis, Vécrivain Pierre de Lescure et le dessinateur Jean Bruller - le futur Vercors - font un pari insensé : lancer une maison d'édition clandestine.
Le référendum sur les accords de Maastricht a montré à quel point le suffrage universel - 1 homme = 1 voix - peut venir bouleverser les calculs de l'«establishment» politique. Voilà pourquoi, sous la Révolution, les législateurs craignaient les égarements de la «vile multitude». Et la monarchie restaurée établit le suffrage censitaire... Cest l'histoire de ces obstacles élevés pendant plus de cinquante ans contre la volonté du plus grand nombre que Pierre Rosanvallon retrace aujourd'hui dans une étude magistrale : «Le sacre du citoyen. Histoire du suffrage universel en France»*.
Jean-Marie Vianney, le fameux cure d'Ars célèbre pour ses dons de confesseur et ses démêlés avec le Démon, est généralement considéré comme un homme simple, ignorant, inculte. Un géologue, Philippe de Peyronnet, vient de prouver, par des méthodes peu ordinaires, qu'il n'en était rien.
La situation reste explosive dans les prisons françaises. Avec une question à la clef : à quoi servent-elles ? La privation de liberté, comme punition de l'individu et sauvegarde de la société, nous paraît définir exactement leur rôle. Or, au Moyen Age, le système répressif était différent. L'enfermement des délinquants constituait une mesure exceptionnelle.
Mauvaise ménagère, dépensière, sotte, perverse : la femme du XIXe siècle est bien, le plus souvent, perçue par les hommes selon les canons de la misogynie traditionnelle. Mais cette époque s'en prend aussi, et de façon plus féroce encore, aux femmes bachelières, artistes, médecins... C'est que l'émancipation se dessine. Et que prend forme, en contrepoint, l'antiféminisme.
En France, les femmes n'ont pas le droit de régner. On fait généralement remonter cet interdit à la loi salique que promulgua Clovis au VIe siècle. Elle n'avait pourtant pas la portée politique qu'on lui a prêtée depuis.
L'Italie devient, au XVIIP siècle, la destination favorite des voyageurs français. Libres penseurs, philosophes, hommes de lettres parcourent la péninsule, et en tirent des leçons de politique et de morale à l'usage de la France.
Une «rage qui désole le monde» : telle était, pour Voltaire, la définition de la violence. Ce philosophe des Lumières et de la Raison a en effet pris en compte, comme Montesquieu, comme Rousseau et Diderot, la part obscure de Vhomme, celle qui le pousse à une «guerre éternelle» contre ses semblables. Un ouvrage récent vient nous rappeler comment les théoriciens de Vhomme «naturellement bon» ont ainsi dû concéder une place aux pires passions.
Charles le Chauve, successeur de Charlemagne et de Louis le Pieux au trône impérial, a longtemps été négligé par les historiens. De récents travaux mettent en lumière le rôle déterminant qu'à joué ce grand mécène dans tordre politique de son temps*.
Il y a cent cinquante ans, le contre-amiral Dupetit-Thouars décidait de sa propre autorité de proclamer le protectorat français sur les îles de Tahiti. Au mépris de la présence anglaise, des résistances de la population et des instructions venues de Paris.
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