Pourquoi les moines étaient-ils gros ?
Il paraît que l'on crevait de faim au début du Moyen Age. On a donc été fort surpris par les résultats d'une recherche sur les rations alimentaires des moines : elles étaient énormes !
Il paraît que l'on crevait de faim au début du Moyen Age. On a donc été fort surpris par les résultats d'une recherche sur les rations alimentaires des moines : elles étaient énormes !
Cent quarante mille photographies (dont cinquante mille vues sur verre), des croquis d'itinéraires et des lettres d'explorateurs, un mémoire de Faidherbe et les notes du prince d'Orléans au Tibet... Prévert aurait pu élire domicile à la Société de géographie *, fille des académies des Lumières et une des mères de la géographie moderne.
Les conseils de révision ont fait défiler devant eux, pendant un siècle et demi, des millions de jeunes Français dans le plus simple appareil. Au-delà des plaisanteries habituelles, qu'ont-ils signifié pour les gens de l'époque ?
II n'y a pas si longtemps, en 1775, la flambée des prix faisait descendre les Français dans la rue. C'est ce que nous rappelle un historien soviétique*.
Un roi fou à la tête du royaume de France pendant près de trente ans (1392-1422) ! On imagine tout de suite un tyran pervers, détesté de ses sujets, la France livrée à l'anarchie. Pour les Français de l'époque, paradoxalement, Charles VI ne fut pas le « Roi Fou » mais Charles « le Bien-Aimé ».
Paris recense officiellement ses suicidés dès 1817. A partir de 1826, les comptes de la justice criminelle enregistrent tous les morts volontaires. Pour découvrir, enfin, que la France du XIXe siècle appartenait au groupe de pays à fort taux de suicide.
En juillet 1734, l'abbé Prévost utilise pour la première fois le mot « suicide ». Mais les coutumes provinciales n'ont pas attendu cette « naissance » pour considérer l'homicide de soi-même comme un crime. Gare au suicidé qui se manque !
A Orléans, une opération immobilière, au pied de la cathédrale, a effacé des vestiges archéologiques uniques. Dans la région d'Abbeville, l'extraction du gravier élimine à tout jamais des sites préhistoriques. La France semble accepter les mutilations comme un prix à payer au progrès. Faut-il laisser détruire la matière même de notre histoire demandent deux archéologues, Jean Chapelot et Alain Schnapp.
Les Grecs aimaient les truffes. Les Romains furent de redoutables chercheurs de champignons. Et les Toscans en sont restés jusqu'à nos jours les plus subtils accommodeurs. Derrière la capricieuse moisissure se cache une page d'histoire.
Plus que l'abandon de l'ancien « service à la française », le bouleversement de l'ordre de succession des mets manifeste l'évolution de notre goût. L'analyse d'un menu archaïsant de Denis* le grand restaurateur trop tôt disparu, fait apparaître cette révolution secrète. Sa logique est peut-être à chercher dans un nouvel art de boire.
En poursuivant votre navigation sur les sites du groupe Sophia Publications, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant de vous proposer des services et contenus personnalisés.