« L'Invention d'Athènes » de Nicole Loraux
A travers ses oraisons funèbres, la cité grecque a transformé les citoyens-soldats en héros. Un moyen de glorifier les vivants et d'assurer la cohésion sociale.
A travers ses oraisons funèbres, la cité grecque a transformé les citoyens-soldats en héros. Un moyen de glorifier les vivants et d'assurer la cohésion sociale.
Longtemps, Thucydide a été considéré comme l'historien modèle, celui qui, le premier, décrivit « ce qu'il s'est exactement passé ». Que reste-t-il de sa méthode ?
La guerre qui commence en 431 av. J.-C. plonge la cité dans une crise sans précédent : saignée démographique, cuisantes défaites, scandales religieux et mise à mal des institutions sombrant dans la tyrannie des Trente. Pourtant, la démocratie a survécu.
L'affrontement général qui, pendant près de trente ans, jeta les cités grecques les unes contre les autres est un conflit hors norme dont la brutalité stupéfia les contemporains.
Bien loin de l'idée d'une Grèce rationnelle, affranchie de ses mythes anciens, la peur de ne pas être en paix avec ceux qui ont trépassé perdure encore à Athènes au Ve siècle av. J.-C.
Inhumés ou brûlés, les corps sont en Grèce et à Rome l'objet de traitements soignés.
En 1939, un archéologue grec voulut expliquer le déclin de la civilisation crétoise par l'éruption du volcan de Santorin. Il n'en fallait pas plus pour revivifier le mythe de l'Atlantide inventé par Platon.
On savait qu'à Amarynthos, en Eubée, un grand sanctuaire était consacré à Artémis mais aucune fouille ne l'avait trouvé. L'archéologue et épigraphiste Denis Knoepfler a résolu l'énigme... en relisant Strabon.
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