Berlin : les Américains ont gagné la bataille des images
Il y a cinquante ans prenait fin le blocus de Berlin. Après quarante-cinq semaines d'un formidable pont aérien organisé par les Américains. Et une intense bataille de propagande.
Il y a cinquante ans prenait fin le blocus de Berlin. Après quarante-cinq semaines d'un formidable pont aérien organisé par les Américains. Et une intense bataille de propagande.
L'image du champignon atomique planant au-dessus de Hiroshima et Nagasaki symbolise la menace nucléaire. De la guerre froide jusqu'à la catastrophe de Tchernobyl, les événements ont alimenté les peurs d'une fin du monde qui adviendrait par l'atome.
La guerre froide ne pouvant s'appuyer sur les armes traditionnelles, États-Unis et URSS allaient se combattre par espions interposés. Cette lutte feutrée n'en fut pas moins acharnée. KGB contre CIA : taupes, contre-espionnage, service du chiffre des deux puissances se rendirent coup pour coup.
1945 : grandie par la guerre, étendant sa domination sur l'Europe orientale, auréolée par sa victoire sur les forces fascistes, l'URSS est devenue l'autre « grand », seule capable de rivaliser avec les États-Unis. On sait aujourd'hui à quel point cette image était le fruit d'une manipulation du réel.
En juillet prochain, le Festival d'Avignon célébrera le centenaire de la naissance de Bertolt Brecht. Un hommage au dramaturge allemand qui a révolutionné l'art de la mise en scène. Et qui s'est affirmé en pleine période de guerre froide comme un combattant zélé des idéaux communistes.
Grâce a des documents nouveaux, on en sait aujourd'hui beaucoup plus sur la guerre secrète menée par les Américains à Cuba avant la grande crise de 1962.
L'« affaire » Hernu fait à nouveau la une de l'actualité. Et une fois de plus, les historiens de métier se montrent, en France, très réservés sur ces « révélations ». En Angleterre, au contraire, l'étude des services secrets est une discipline à part entière... L'opinion de Christopher Andrew [1], professeur d'histoire contemporaine à Cambridge et directeur de la revue « Intelligence and National Security ».
Il y a dix ans, l'affrontement industriel et militaire entre l'URSS et les Etats-Unis, connu sous le nom de bataille des euromissiles, prenait fin. Avec la capitulation de l'URSS devant la fermeté des démocraties occidentales et des Américains. C'était, pour l'empire soviétique, le commencement de la fin...
La guerre froide n'a vraiment pris fin qu'avec l'effondrement du mur de Berlin, en 1989. Et l'implosion de l'TJRSS. Dans ce duel de géants qui dura trois quarts de siècle, l'affrontement Staline-Truman de 1947 ne fut qu'un tournant. La révélation, à la face du monde, que le neutralisme était impossible, et qu'il fallait choisir son camp.
Avant même que le divorce entre Américains et Soviétiques fût pleinement consommé, Raymond Aron analysait dans « Le Grand Schisme » le nouveau système géopolitique mondial. Un livre qui allait faire de lui, pour longtemps, la « bête noire » des intellectuels de gauche et le prophète du combat antitotalitaire.
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