Moyen Age

Le pillage, la vengeance et la guerre

Georges Duby, et bien d'autres historiens après lui, ont insisté sur la violence et les guerres incessantes qui ont accompagné, en l'An Mil, la naissance de la société féodale. Dominique Barthélemy conteste, sur ce point, son prédécesseur. Pour lui, la grande mutation de l'An Mil n'a pas eu lieu. Et les guerres du temps des chevaliers ne sont ni plus nombreuses ni plus déréglées qu'en d'autres temps.

Au service du seigneur

Autour de l'An Mil, les chevaliers apparaissent comme les serviteurs armés des châteaux. Vivant en meute autour du seigneur, ces guerriers sont encore d'origines sociales diverses. Peu à peu, à partir du XIIe siècle, ce groupe se retrouve assimilé à la noblesse.

Chevaliers en ville

Dès le XIIe siècle, la culture chevaleresque s'impose à l'ensemble de la société urbaine. Loin d'être enfermés dans le monde rural, les chevaliers ont participé à l'essor des villes. Et ils ont été bien souvent au coeur des premiers gouvernements urbains, dans la France du Midi, en Italie, en Espagne.

Les héros de la chanson de geste

« Cette chanson, on doit lui accorder du prix et l'aimer, car l'homme de bien peut y trouver des exemples salutaires. » Racontée dans les châteaux ou dans les foires à l'attention d'un public aristocratique ou populaire, la chanson de geste glorifie les exploits de Charlemagne, Roland ou Du Guesclin.

La grande foire des tournois

Au XIIe siècle, les tournois ont la violence de vraies batailles. Et l'on n'y meurt pas moins qu'à la guerre ! Mais, dans ces « détestables foires » à la mort et au plaisir, les chevaliers jouent aussi leur fortune.