La vérité sur Adam et Eve
Dans la Bible, l'acte d'amour, loin d'être condamné, est présenté comme une activité saine, allègre et enrichissante. Et le péché originel, la faute commise par Adam et Ève, n'a rien à voir avec la sexualité.
Dans la Bible, l'acte d'amour, loin d'être condamné, est présenté comme une activité saine, allègre et enrichissante. Et le péché originel, la faute commise par Adam et Ève, n'a rien à voir avec la sexualité.
Ils pèsent sur les élections, envahissent les écrans de télévision, font la loi dans certains États : aux États-Unis, le fondamentalisme a droit de cité et influe sur le cours de la vie publique. Ses principaux adversaires : le catholicisme, le marxisme et l'humanisme athée...
Moïse, « sauvé des eaux », élevé par une princesse égyptienne et guidant la fuite du peuple hébreu hors d'Egypte, au terme d'un conflit sans merci avec Pharaon... Qui ne connaît le récit de la Bible, et n'est convaincu de sa véracité ? Pourtant, nous dit Jean Yoyotte, titulaire d'une chaire d'égyptologie au Collège de France, l'Exode est un bien petit événement dans le cadre de l'histoire pharaonique.
Dans un système religieux qui admet à la tête de l'univers une divinité responsable, il n'y a pas de problème plus grave et plus « scandaleux » que celui posé par la souffrance, le malheur et le mal qui nous frappent. Comment l'ont résolu deux grandes religions antiques : celle de Mésopotamie et celle de la Bible, apparentées et pourtant différentes, et dont nous dépendons encore, plus ou moins ?
L'obligation faite aux hommes de respecter les « Dix Commandements » de Dieu est au cœur de l'Ancien Testament. La définition du Bien et du Mal qui s'y exprime est d'une radicale nouveauté : désormais, la seule loi qui vaille est celle de Yahvé. Le crime est défini comme infraction à la volonté de Dieu, et se confond avec le péché.
« Œil pour œil, dent pour dent » : tel est le système qu'applique la loi du talion. C'est la première manifestation d'un droit qui cherche à canaliser et à réglementer la vengeance sauvage.
On sait depuis plus de cent ans que l'histoire du Déluge, l'une des plusfameuses de la Bible, avait été inspirée par un récit babylonien qui lui était bien antérieur : l'« Épopée de Gilgames ». Nous voici aujourd'hui en présence d'une œuvre littéraire mésopotamienne, encore plus ancienne (vers 1750 av. J.-C.) : le « Poème du Supersage ».Il suffit de le lire et de le juxtaposer aux premiers chapitres de la « Genèse » pour constater leur parallélisme et leurs recoupements : n'en est-ce pas le modèle ?
« Si le balancier revenait du cote des intégrismes, je me sens armé pour discuter, pied à pied, verset par verset. » Telle est la profession de foi de Xavier Léon-Dufour, infatigable érudit qui a donné à l'exégèse biblique ses lettres de noblesse. Ce prêtre non conformiste a profondément renouvelé l'approche historique et littéraire de l'Écriture sainte.
La Bible n 'est pas uniquement un livre sacré. Elle exprime aussi la vision que le peuple d'Israël avait du monde. C'est une sorte de préhistoire des sciences naturelles : les aléas climatiques, les différentes catégories d'animaux, la géographie du pays de Canaan, tout un savoir méconnu et ô combien poétique de l'Ancien Testament qui est examiné ici.
« A l orient » : c'est par cette indication vague que la Bible localise le Paradis terrestre. De VArménie à VAfrique équatoriale, en passant par le Cachemire et la Mésopotamie, les érudits et les explorateurs sont, jusqu'à la fin du XIXe siècle, partis à la recherche du jardin d'Eden.
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