France

Mandrin, Cartouche et les autres brigands...

Mandrin, Cartouche, Marion du Faouët, Gaspard de Besse... Cent autres brigands sont entrés avec eux dans la légende picaresque des bandits de grand chemin et des contrebandiers. Gentilshommes ou vagabonds, ils volent, pillent, violent et assassinent. Ils narguent l'autorité royale, la maréchaussée et les gabelous, mais leurs victimes étaient souvent les humbles gens.

Van Gogh à Paris

Un siècle après sa mort, Van Gogh est devenu le peintre le plus cher du monde. Ses contemporains, en revanche, l'ont complètement ignoré: l'artiste n'aurait vendu, semble-t-il, que deux tableaux de son vivant. L'exposition «Van Gogh à Paris», présentée actuellement au musée d'Orsay*, montre à quel point l'intermède parisien (1886-1888) a permis à l'artiste de construire une œuvre de manière définitive.

Le fascisme n'est pas une invention française

Dans un entretien accordé à L'Histoire (n° 108, p. 90), Zeev Sternhell étayait une nouvelle fois sa thèse sur les origines françaises du fascisme. Nous avons demandé à Pierre Milza (page de droite) ce qui l'opposait sur ce sujet à l'historien israélien. Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, directeur du Centre d'histoire de l'Europe du XXe siècle à la Fondation nationale des Sciences politiques, Pierre Milza vient de publier Fascisme français. Passé et présent (Flammarion, 1987).

L'édition saisie par l'histoire au jour le jour

Les Français se jettent aujourd'hui sur une catégorie d'ouvrages construits autour d'un seul principe : la chronologie. En témoignent L'Aventure du XXe siècle (Hachette) et la série Chronique (Larousse). Cela révèle sûrement une autre façon de raconter Vhistoire. Nous avons interrogé les responsables du genre.

La « République des lettres » au Moyen Age

Des recherches approfondies viennent de révéler que l'humanisme français n 'est pas un courant « importé » a Italie, mais un élément permanent et autonome de la culture médiévale nationale. Pour la première fois sans doute, naît un mouvement intellectuel parisien, avec ses chefs et ses mots a ordres, lié directement au pouvoir et au roi. Les intellectuels ne s'écarteront guère de ce modèle fixé une fois pour toutes.

Les japonaiseries de Pierre Loti

Le Japon a la mode ?... C'est au XIXe siècle qu'on découvre les estampes, les vases, les laques et, surtout, la «Geisha». A travers les yeux du romancier Pierre Loti et du peintre Georges Bigot, la France s'entiche des « japonaiseries». Deux expositions, à Paris et à Rochefort, l'ont rappelé l'année dernière. Le «japonisme en Europe» est encore à l'honneur en 1988*.

Théophraste Renaudot, médecin non conformiste

Théophraste Renaudot est considéré comme le père de la presse française. Cette gloire a sans doute effacé un autre aspect de son activité : la médecine. Le quatrième centenaire de sa mort vient de révéler à quel point, dans ce domaine précis, il fit preuve d'une ingéniosité remarquable, d'un non-conformisme à tout crin et d'un savoir-faire indiscutable. Adversaire d'une médecine de classe, Renaudot ne se contenta pas d'avoir des idées généreuses, il les mit en pratique !

La France, berceau de l'idéologie fasciste ?

La France est-elle le berceau intellectuel du fascisme ? Dans Ni Droite ni Gauche (Le Seuil, 1983 ; rééd. Complexe, 1987), l'historien israélien Zeev Sternhell développait avec force une thèse originale : c'est dans la France des années 1890 qu'il faut chercher les racines idéologiques du fascisme. Dès sa publication, l'ouvrage avait suscité de violentes polémiques et même un procès en diffamation (cf. L'Histoire n° 61, p. 112, et n° 68, p. 98). Dans nos colonnes (L'Histoire n° 105, p. 78), Philippe Burrin, auteur de La Dérive fasciste (Le Seuil, 1986), soutenait récemment une thèse contraire. Zeev Sternhell publiera bientôt chez Fayard un nouvel ouvrage sur la Naissance de l'idéologie fasciste. Ici, il persiste et signe*. Nous ne manquerons pas de poursuivre ce débat avec Pierre Milza, qui vient d'écrire Fascisme français. Passé et Présent (Flammarion).