A bas les riches et les « gros » !
Les Français n'aiment pas les «gros». Car ils se considèrent, depuis la Révolution, comme un peuple de «petits». Et n'ont pas de plus cher idéal que celui de l'égalité.
Les Français n'aiment pas les «gros». Car ils se considèrent, depuis la Révolution, comme un peuple de «petits». Et n'ont pas de plus cher idéal que celui de l'égalité.
Le xixe siècle est celui des fortunes familiales méthodiquement amassées, augmentées, et transmises. Le siècle du legs, de la dot et du trousseau. Un âge d'or pour les héritiers...
Du châle de la grisette au matelas de l'ouvrier, en passant par les diamants de la comtesse : tout s'échange au Mont-de-Piété contre un prêt permanent. On connaît mal cette étonnante institution de solidarité appelée familièrement « ma tante » ou « le clou », créée par Louis XVI pour combattre les terribles conséquences de la pauvreté.
On a longtemps dit que la religion protestante, valorisant la réussite individuelle et l'accumulation de richesses, avait été un facteur favorable au développement du capitalisme. L'évolution de l'économie française depuis deux siècles montre pourtant que nos compatriotes, malgré leur répulsion affichée pour l'argent, ont su efficacement concilier l'éthique catholique et la recherche du profit.
« Enrichissez-vous par le travail et par l'épargne ! » La célèbre injonction de Guizot a été suivie à la lettre par les Français. Depuis cent cinquante ans, de la monarchie de Juillet à nos jours, nos compatriotes se sont de plus en plus enrichis. Et les contrastes de fortune ont été de moins en moins accusés.
A l'heure où l'on attribue les prix Nobel en matière scientifique, la question se pose : nos sociétés industrielles, fortement étatisées, peuvent-elles encore permettre l'émergence de grands savants, comme ceux du siècle dernier, Pasteur ou Tarnier ? Les fonctionnaires n'ont-ils pas tué les véritables scientifiques ? L'opinion de François Dagognet.
A quel moment a-t-on cesse de parler latin en France ? Et selon quel processus cette langue savante a-t-elle engendré une langue populaire ? Alors que des élèves de plus en plus nombreux choisissent l'apprentissage de cette « langue morte », médiévistes, philologues et linguistes ne sont pas toujours d'accord sur la réponse à apporter à ces questions.
Il y a soixante ans, André Gide, écrivain mondialement connu et « compagnon de route » du PCF, revenait d'un voyage en URSS. On l'y avait reçu royalement, attendant de lui un panégyrique du régime. Il publia une dénonciation argumentée qui fit scandale.
C'est en Indochine que Marguerite Duras a passé sa jeunesse. Une Indochine dont la brutalité des paysages, la moiteur du climat et la douceur de la nuit marquent de leur empreinte l'œuvre de la romancière.
L'Indochine fut le terrain d'exploration préféré des médecins militaires français. Tout en vaccinant les populations, ils poursuivaient leurs recherches sur les parasites des « pays chauds ». Kécit de l'épopée des disciples de Pasteur.
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