Moyen Age

Et les Normands partirent à la conquête de l'Angleterre

Le 28 septembre 1066, à l'aube, les Normands, conduits par le duc Guillaume, abordent en Angleterre. L'un des débarquements les plus importants de l'histoire commence. Réaliser avec les moyens de l'époque une opération combinée, navale et terrestre, de cette ampleur reste un véritable exploit. Deux semaines plus tard, c'est la surprenante victoire d'Hastings. Et la monarchie anglo-normande s'installe - au grand dam du roi de France. Comment expliquer le succès d'une entreprise aussi exceptionnelle ?

Les églises en bois de la Champagne

La Champagne recèle un trésor architectural rare. Entre les vallées de la Marne et de l'Aube, dans les régions du Perthois, du Briennois et du Der, le voyageur d'aujourd'hui peut encore admirer les églises à colombage qui y ont été construites de la fin du XVe siècle au début du XIXe.

Le véritable père du « petit chaperon rouge »

On pense communément que Charles Perrault a inventé de toutes pièces Le Petit Chaperon rouge, publié en 1697. C'est oublier un maître d'école du XIe siècle, Egbert de Liège, auteur d'un poème où l'on retrouve une petite fille en robe rouge attaquée par les loups. Jacques Berlioz vient de mettre en lumière de troublantes affinités entre les deux textes.

Les bourreaux meurent aussi...

Devant le billot ou la guillotine, il y a le bourreau... Sous l'Ancien Régime, on l'appelait /'«exécuteur de la haute justice» ou encore le «maître des hautes œuvres». Dans le langage populaire, c'était le «boucher» ou le «carnessier». Depuis la suppression de la peine de mort, le voici au chômage. La Révolution avait offert à ce métier des perspectives dépassant toute espérance.

La vie quotidienne des recluses

Murée dans une cellule exiguë, vouée à la souffrance ou à la prière, vivant de la charité publique, la recluse est une figure familière de la ville médiévale. Et si, pour nous, la réclusion est devenue synonyme de punition infligée par le législateur, elle a longtemps incarné la perfection spirituelle. Pour des centaines de femmes laissées pour compte et marginalisées, elle a pu au moins représenter un dernier refuge honorable.

La politique est née au Moyen Age

Dans la France des XIVe et XVe siècles, il existait déjà une vie politique organisée, animée par des «professionnels» qui employaient des slogans et qui suivaient des règles du jeu étonnamment modernes. Le sujet a particulièrement retenu l'attention des chercheurs réunis à l'occasion du XXe congrès de la Société des historiens médiévistes qui s'est tenu du 1er au 4 juin dernier à Paris*.

Étienne de Bourbon, l'inquisiteur exemplaire

II apparaît dans le roman d'Umberto Eco, Le Nom de la Rose : Etienne de Bourbon, inquisiteur et prédicateur infatigable, a sillonné la France entière. Il nous a laissé un recueil d'anecdotes, témoignage irremplaçable sur la mentalité populaire du Moyen Age : les manœuvres du Malin, les artifices des sorciers et des devins y peuplent un quotidien imprégné de surnaturel. Jacques Berlioz nous restitue la vie quotidienne de ce dominicain exemplaire.

Et l'Europe se mit à jouer aux cartes...

D'origine mystérieuse, le jeu de cartes apparaît pour la première fois en Europe occidentale à la fin du XIVe siècle. Ce jeu de hasard et d'argent déchaîne aussitôt les foudres de l'Eglise catholique et provoque l'embarras du pouvoir politique. Mais aucune sanction ne peut freiner l'engouement subit du public pour cette nouvelle mode.

Les bâtisseurs de Cluny !

Cluny ! Le nom évoque bien la paisible vallée de la Grosne que sillonnent les rames du TGV. Au loin, les contours encore nettement dessinés de l’ancienne cité monastique. Là mieux qu’ailleurs on comprend le fonctionnement d’une formidable institution de prière et de liturgie. Les recherches récentes nous disent tout sur son ascension, son apogée et son implacable déclin.

Le tournoi, c'est la guerre !

Le tournoi du Moyen Age est certes une partie de plaisir, mais il n 'est pas dépourvu de périls. Il ne s'agit pas de duels, mais de mouvements de cavaliers disposés en ordre de bataille. Avantage de cette formule: l'humeur belliqueuse des nobles y trouve un exutoire. Alors, pourquoi condamner le tournoi? C'est que, justement, il ne se distingue pas vraiment de la guerre. les témoignages de l'époque montrent bien la confusion des genres.