Le déclin a-t-il eu lieu ?
Peut-on parler d'un déclin de l'islam après le XIIIe siècle ? Et si, contrairement aux idées reçues, cet affaiblissement n'avait pas eu lieu...
Peut-on parler d'un déclin de l'islam après le XIIIe siècle ? Et si, contrairement aux idées reçues, cet affaiblissement n'avait pas eu lieu...
Aux origines de l'islam, Mahomet : prophète, chef de guerre, homme d'État.
Les croisades ont tendance à faire oublier que de nombreux échanges ont existé entre chrétiens et musulmans au VIIIe-Xe siècle. De l'envoi par le calife de Bagdad d'ambassadeurs chargés de présents à Charlemagne à la coexistence pacifique entre les « gens du Livre » dans l'Al-Andalus.
Du VIIIe au Xe siècle, la ville de Bagdad a été au coeur d'un extraordinaire bouillonnement de la pensée. Philosophie, médecine, géographie, astronomie : dans tous les domaines, la connaissance a progressé, encouragée par les califes, pour qui le savoir était un attribut du pouvoir. Bagdad fut à la source de bien d'autres « âges d'or ».
Un siècle avant Mahomet, l'Arabie n'est pas un désert mais une terre déjà largement pénétrée par les grandes religions monothéistes, ouverte aux influences culturelles.
Au Moyen Age, être chrétien n'est pas un choix. L'Église est devenue la puissance dominante d'Occident. Elle organise l'ensemble de la vie sociale. Au point que nul ne peut s'y soustraire sans risque.
La foi des chrétiens d’aujourd’hui n’a pas grand-chose à voir avec celle des hommes d’autrefois. Mais le Dieu médiéval a influencé en profondeur, et dans tous les domaines, l’histoire de l’Europe.
Dieu le Père, Christ en majesté ou crucifié... Le christianisme est la première religion à avoir osé représenter Dieu. Et, entre le ve et le XVe siècle, il ne s’en est pas privé ! Comment expliquer cette prolifération ?
Si les Juifs, tolérés - en principe - mais humiliés, ont maintenu leur foi, ils le doivent à leurs théologiens. Mais aussi à la cohésion que favorisaient les multiples prescriptions de leur religion.
La religion est pour les hommes du Moyen Age moins une question de foi explicite que de gestes, de paroles et de rituels. Avec une croyance : la survie après la mort. Un impératif : préparer son salut dans la vie ici-bas. Et une peur : celle de l'enfer.
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