Karl et Eugène
En 1842 et 1843, « Les Mystères de Paris » d'Eugène Sue paraissent en feuilleton dans «Le Journal des débats ». Karl Marx les a lus. Et ne les a pas trouvés à son goût...
En 1842 et 1843, « Les Mystères de Paris » d'Eugène Sue paraissent en feuilleton dans «Le Journal des débats ». Karl Marx les a lus. Et ne les a pas trouvés à son goût...
La France compte encore quelques milliers d'aristocrates. Qui continuent de fasciner les bourgeois. Et ont le sentiment d'appartenir tous au même « cercle de famille ».
N'est pas noble qui porte, ou a porté, des armoiries. Les Français persistent cependant à croire le contraire. Victimes en cela de la propagande révolutionnaire. Et de leurs vieux fantasmes aristocratiques...
A plusieurs reprises, de la Renaissance au siècle des Lumières, les nobles ont tenté de faire obstacle à l'affirmation d'un État absolu. Par la violence armée, avec la Ligue et la Fronde. Mais aussi en proposant un régime de monarchie tempérée par le pouvoir des Grands.
Issue de la fusion qui s'opéra, au cours du xie siècle, entre l'aristocratie foncière et la société chevaleresque, la noblesse s'identifia, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, à des valeurs militaires qui justifiaient théoriquement ses privilèges. Composé majoritairement de propriétaires et d'exploitants agricoles, le « second ordre » du royaume était pourtant un groupe beaucoup plus ouvert qu'on ne le croit généralement.
Les exactions commises contre des populations civiles dans le conflit yougoslave ont attiré l'attention sur l'une des pires pratiques des temps de guerre : le viol. En 1914, ce drame s'était déjà produit, et l'opinion publique française avait vivement réagi aux crimes de certains soldats allemands. Une remarquable étude nous plonge au cœur de cet aspect peu connu du premier conflit mondial*.
Les étrangers arrivés en France à la fin du siècle dernier ont mis du temps à s'intégrer, même si, comme les Polonais, ils étaient de confession chrétienne. La proportion d'immigrés dans la population française totale n'est guère plus élevée aujourd'hui que ce qu'elle était dans les années 1930... Autant de rappels historiques qui conduisent Pierre Milza à ne pas désespérer du « creuset français ».
Vins du Rhin, de Tokay, de Chypre ou d'Espagne, chateau-margaux ou clos-de-vougeot : les caves bourgeoises du xixe siècle sont bien remplies. Et l'on s'habitue, chez soi comme au restaurant, dans les maisons closes comme dans les familiales parties de campagne, aux délices de cette boisson réputée aristocratique. Ainsi s'élabore une culture du vin dont Gilbert Garrier vient de retracer les étapes dans son dernier ouvrage*.
Religieuse, intrigante, femme de lettres : telles sont les trois carrières de Mme de Tencin, qui connut son heure de gloire sous la Régence puis sous Louis XV. Cette « nonne défroquée », qui fut aussi la mère du philosophe d'Alembert, a fait de sa vie un chef-d'œuvre de dissimulation et d'intelligence.
Comment rendre compte du miracle des Trente Glorieuses ? Les analyses des économistes ne sont pas toujours celles des historiens. Pour Jean-Paul Pitoussi, la croissance des années 1945-1975 s'explique essentiellement par le système de change fixe entre les monnaies. Un idéal qui paraît aujourd'hui bien difficile à atteindre.
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